Ôde à la nature..ou presque

 Je ne sais pas si vous avez déjà remarqué à quel point l’homme côtoie la nature au quotidien et s’en imprègne. Si si, je vous assure, quasiment tous les jours et sans forcément nous en rendre compte elle se retrouve en nous.

Par exemple, moi tous les jours je vais au boulot et parfois le soir je rentre tellement crevé que je suis un peuplier. Et bien sûr c’est toujours ce soir là que ma fiancée choisit pour ses grands monologues du genre : « Oui euh, Marguerite m’a téléphoné, elle ne dort pas, elle est complètement fanée, tout ça à cause de sa rupture avec ton pote Olivier. Du coup je lui ai dis si ça te branche t’as qu’à passer, on va en discuter ensemble, effeuiller la situation pour y voir plus clair. De toute façon si tu ne l’appelles pas pour le sermonner il va voir de quel bois on se chauffe et ça va sentir le sapin pour lui. » Ding dong. Elle me prend le chou avec ses histoires…

 « Salut Marguerite, vas-y entre. Oui il est là et je lui en ai parlé ».

 Il s’en est suivi un long discours que je ne vous détaillerai pas au risque de vous voir prendre racine, donc je vais vous la faire brève.

 « Orage, oh désespoir, quand il m’a annoncé qu’il me quittait le ciel m’est tombé sur la tête. Il éclair que je l’aime et je ne comprends pas pourquoi il est parti. Je n’ai rien à me reprocher j’étais toujours rayonnante. Ces derniers temps j’avais bien remarqué qu’il était toujours dans la lune mais je ne sais pas ce qui lui nuit ».

Et blablabla et blablabla… Pour finir avec l’inévitable les hommes sont tous des salauds et t’aurais pas dû l’emmener en boîte, c’est de ta faute, etc. D’ailleurs je vais me permettre un petit aparté : pourquoi est ce toujours notre faute à nous les hommes ? Je ne vais pas m’étendre là-dessus car ces messieurs voient bien de quoi je parle…on a tous la même.

 Donc pour en revenir à ma petite histoire, quand je me suis senti attaqué, j’ai craqué ! De ma faute ! Elle écorcée celle-là ! J’étais scié ! Du coup je me suis lâché et je l’ai enterré.

 « C’est bon tu vas pas m’en faire une montagne, tu ne récoltes que ce que tu as semé. Olive, ce mec c’est une huile, son problème c’est que c’est une bonne poire et que si tu lui avais lâché un peu la grappe ça t’aurais évité tous ces pépins. Tu savais qu’Olive a le rameau travailleur et être une femme fontaine ça ne suffit pas pour arroser une fois par semaine un homme tronc comme lui. A force que tu l’en-chêne et que tu ne t’occupes plus de son gland, tu te retrouves marron. T’avais qu’à prendre le problème à la racine plutôt que te reposer sur tes lauriers en te disant : ça fait 10 mois, je tiens le bambou, il est à moi. Faut pas lui en vouloir s’il a remplacé une jachère par une pelouse mieux tondue. Au moins  Rose elle lui fait monter la sève dans la tige et il peut planter l’épine quand il veut. Allez je vais pas me pétaler car c’est un ensemble qui lui a filé le bourdon avec toutes tes interrogations et tes critiques à la con genre : « heu pistil debout ? » « T’es mal fagoté étamine elle ressemble à rien » « Ferme la bouche t’as mauvais pollen ». C'est pas pour rien qu'à chaque fois qu'il bois il me dit putain mais elle va stère, elle me saoule pleureuse !

Pourquoi tu f'ronces les sourcils, tu m'rends fou-gère dans ta connerie. Savane dans tous les sens, ça jungle avec les mots mais quand c'est sur soie satin plus la route. Tu chanvres, tu lin-ches mais tu sais, être polyester ça n'arrive pas coton. Tu veux faire croire que tu fais pas de vagues mais tu t'es prise pour sa mer, je trouve ça un peu salé que tu viennes te plaindre...franchement tu m'fais bien marée. Forêt pas inverser les rôles, taiga fermer ta gueule et buis c'est tout. Aller va-lée s'tomber, tulipe rendra pas deux fois, il n'est palmier de la dernière pluie. Depuis le temps qu'il chri-ze-thème et que tu fais la morte...ébène vient pas pleurer sur mon é-pôle, neige déjà pas dis que tu me laissais de glace ?

Je ne connais pavot-re vie complète mais je ne peux que lui dire oub-lilas et l'aider pour que sa s'ortie ne soit pas trop piquante. Tu vois, en ce moment, il ne fruit pas mais il est tröeneux pour te dire ses pensées. Malheureusement pour toi, séquoia plus s'qu'on aime qu'on s'en rend compte. Tu as peut hêtre le col chic et le cul choc mais vu comme tu lui brises t'étonnes pas d'avoir pris un vent.

Avec le foin que tu lui as fait c’est donc normal qu’il est pris la clé des champs.

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Commentaires (1)

1. Phil 14/10/2010

Excellent!

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